Collectif Fraternité
Parce que le sentiment d’appartenance à un même ensemble et à un même destin permet l’harmonie entre les personnes et entre les peuples
Qu’est-ce que le collectif ?
Le collectif « Appel à la Fraternité » est créé en 2004. Présidé par Jean-Louis Sanchez, fondateur de l’Observatoire nationale de l’action sociale, le collectif réunit les principaux signataires de l’appel à la fraternité de 1999 et souhaite que le parent pauvre de la devise républicaine soit décrété grande cause nationale. C’est chose faite le 18 février 2004. Depuis, le collectif est à l’initiative de plusieurs actions en faveur du vivre-ensemble.
Les actions du Collectif
Village de la fraternité :
Sur le modèle des marchés de Noël, le collectif et l’Unapei organise le 1er village de la fraternité place Saint-Sulpice à Paris en décembre 2004. Ce marché fraternel offrait des productions émanant des établissements et services d’aide par le travail (Esat).
Les Ateliers du vivre-ensemble :
Ayant pour but de favoriser des liens nouveaux entre habitants et de réhabiliter les valeurs d’entraide, d’écoute et de respect entre citoyens et institutions, les ateliers du vivre-ensemble s’articulent autour de l’analyse des actions en faveur du vivre-ensemble et de la sélection des plus pertinentes à reproduire sur le territoire local. Le coup d’envoi est donné le 2 juillet 2009 à Marseille, rapidement suivi par d’autres communes.
Prix de la Fraternité :
Le Laurier de la Fraternité est un prix récompensant les villes les plus engagées en faveur de la grande cause nationale. En 2005, ce sont 6 villes qui seront distinguées à l’occasion des rencontres nationales de l’Odas.
Journée citoyenne :
À partir de 2016, le collectif s’attelle essentiellement à la promotion des Journées Citoyennes. Initiées à Berrwiller, dans le Haut-Rhin, ces évènements permettent à chaque habitant de devenir acteur pour sa collectivité. Les citoyens se réunissent le temps d’une journée pour réaliser des projets, choisis de manière participative, et ainsi renforcer les liens sociaux
Instaurée en 1848, la devise de la République a eu le mérite de traduire en peu de mots une relation dialectique complexe entre des choix perçus souvent comme incompatibles. Parce que l’excès de liberté peut nuire à l’égalité et parce que l’excès d’égalité peut nuire à la liberté, la fraternité s’impose comme une nécessaire synthèse. Celle qui rappelle à tous que la liberté et l’égalité doivent trouver leurs limites respectives dans l’indispensable reconnaissance d’une dépendance mutuelle. Et c’est sur ce sentiment d’appartenance à un même ensemble et à un même destin que peut se construire l’harmonie entre les personnes et entre les peuples.
Cette aspiration à une société plus fraternelle est d’ailleurs désormais partagée par tous ceux qui voient dans la progression de l’indifférence, de l’intolérance et de la haine le terreau du terrorisme. La réapparition du mot « fraternité » dans le débat public et dans les médias montre bien que le concept entre dans l’actualité. Ce sont des signes positifs, à condition que la fraternité ne devienne pas un nouveau terrain de jeu pour communicants en quête de renouveau, mais qu’elle se concrétise dans une démarche d’envergure apte à induire deux types de changements, celui de nos postures individuelles, et celui de nos priorités politiques. Tous les grands chapitres de la vie en commun doivent en effet être repensés, qu’il s’agisse de la citoyenneté, de la solidarité, de l’éducation, de l’emploi… Avec la volonté de s’appuyer partout sur les dynamiques qui relient et les valeurs qui rassemblent.
Extrait de La Fraternité n’est pas une chimère, par Jean-Louis Sanchez, 2018.